Des études ont conclu que les personnes, les poissons et la faune peuvent subir des effets négatifs sur la santé (risques) s'ils sont exposés aux sédiments contaminés de l’APK. Malgré plusieurs décennies de rétablissement naturel, plusieurs zones ne se sont pas suffisamment rétablies pour être sûres pour les utilisations actuelles.
La plupart des activités récréatives dans et autour du port, comme la navigation de plaisance, le kayak, l'aviron et la randonnée, sont sans danger si le contact de la peau avec les sédiments est minimisé ou évité. Les gens doivent éviter de toucher les sédiments et de manger tout ce qui peut avoir touché les sédiments. Si les sédiments entrent en contact avec la peau, il suffit de les rincer à l'eau du site ou de prendre une douche, et de se laver les mains avant de manger. La consommation de poissons provenant de l'arrière-port est actuellement limitée. On peut obtenir des renseignements sur les avis de consommation de poisson en Ontario en consultant le guide Consommation du poisson de l’Ontario (2017-2018) (Consommation du poisson de l’Ontario (2017-2018) | ontario.ca).
L'enlèvement des sédiments contaminés est la meilleure façon de réduire de façon permanente les risques pour la santé. La nécessité d'éliminer les produits chimiques sera équilibrée avec le respect de l'environnement, en particulier des zones d'habitats sensibles ou valorisés. Par exemple, les sédiments seront enlevés lorsque les poissons ne sont pas en période de fraie et que les tortues ne se déplacent pas dans la zone de travail. Les habitats sensibles seront identifiés et pris en compte avec soin lors de l'élaboration du plan de gestion des sédiments et de l'étude d'impact.
L'équipe de projet recherchera les possibilités de gains en matière de conservation de l'habitat qui permettront d'améliorer l'habitat existant et de remédier aux dégradations écologiques actuelles. Les plantations et autres options naturelles pour les zones riveraines seront envisagées dans le cadre de la conception détaillée.
Le terme "risque" signifie qu'il pourrait y avoir des dommages pour les personnes et/ou l'environnement exposés aux produits chimiques. On parle de risque parce qu'un dommage est possible, mais qu'il ne se produit pas toujours, ou qu'il ne concerne qu'un petit groupe d'individus. L'importance du risque dépend du degré d'exposition, de la santé préexistante et d'autres facteurs. Une évaluation des risques environnementaux est un processus scientifique utilisé pour décrire et estimer la probabilité d'effets négatifs sur la santé (c'est-à-dire les risques potentiels). Les évaluations des risques ont tendance à être conservatrices et à pécher par excès de prudence, car une sous-estimation du niveau de risque peut avoir des conséquences néfastes.
Le risque fait référence à la chance ou à la probabilité d'un effet non désiré. Le terme "risque" signifie qu'il pourrait y avoir un préjudice pour la santé des personnes, de la faune ou de la flore aquatique qui sont exposées aux produits chimiques. Pour les humains, les principaux risques dans le port sont liés à l'exposition aux HAP et aux PCB (les métaux sont moins préoccupants, sauf peut-être le méthylmercure). Une forte exposition aux HAP et aux PCB peut avoir des effets négatifs sur la santé des personnes - la principale préoccupation concernant l'exposition aux HAP est un risque accru de cancers, mais pour les PCB, on s'inquiète également des effets sur le système immunitaire, le système reproducteur, le cerveau, les glandes ou les organes. Les métaux, les HAP et les PCB sont tous des problèmes potentiels pour les poissons et la faune. Les effets de l'exposition à ces produits chimiques peuvent inclure un mauvais développement des jeunes animaux, des malformations chez les animaux adultes et, éventuellement, la mort.
Presque toutes les activités humaines comportent un certain risque. L'étude de l'évaluation des risques pour la santé vise à mesurer ces risques, afin que les autorités de réglementation et le public puissent mieux les comprendre et, le cas échéant, réduire ces risques à un niveau acceptable. Pour décider des niveaux de risque acceptables, les évaluateurs de risques déterminent d'abord si les risques sont volontaires. La plupart des gens sont prêts à prendre des risques plus élevés pour leur santé lorsqu'ils comprennent la nature des risques encourus et lorsqu'ils peuvent exercer un certain contrôle sur le degré de prise de ces risques. Par exemple, le fait de conduire une voiture présente un risque modéré, mais de nombreuses personnes acceptent les dangers de la conduite en raison des avantages qu'elle présente, de leur compréhension de ces risques et de leur contrôle partiel sur ces risques. Les risques liés aux produits chimiques/contaminants présents dans l'environnement sont traités différemment car ils sont pour la plupart non volontaires et invisibles.
Une évaluation des risques environnementaux est un processus scientifique utilisé pour décrire et estimer la probabilité d'effets négatifs sur la santé (c'est-à-dire les risques potentiels) pour les récepteurs humains et écologiques (par exemple, les poissons et la faune). Ces risques chimiques peuvent résulter du fait de toucher, respirer, manger ou boire, délibérément ou accidentellement, des contaminants présents sur un site. Pour qu'un risque existe, trois choses doivent être vraies : 1. la quantité de produit chimique dans l'environnement est suffisamment élevée pour nuire potentiellement aux organismes (personnes, poissons, faune, etc.) ; 2. les organismes qui peuvent manger ou être exposés au produit chimique doivent se trouver sur le site au moins une partie du temps ; et 3. il doit y avoir un moyen pour l'organisme d'entrer en contact avec les produits chimiques. Lorsque des risques modérés ou élevés (voir les définitions des catégories de risques ci-dessous) sont observés lors d'une évaluation des risques pour l'environnement, un nettoyage et/ou un plan de gestion des risques est nécessaire pour traiter les risques afin de protéger les personnes, les poissons et/ou la faune.
Les évaluateurs de risques classent les risques en fonction du niveau de menace pour la santé. Pour la santé humaine, nous examinons la probabilité d'un résultat négatif grave pour la santé (par exemple, un cancer) ou la mesure dans laquelle une exposition chimique à long terme dépasse un niveau considéré par les scientifiques comme sûr. Dans l'évaluation des risques écologiques, une approche similaire est utilisée et se concentre sur les risques sanitaires pour les communautés d'animaux telles que les poissons et les animaux sauvages et leur nourriture. Pour aider à résumer les risques, nous utilisons souvent des termes tels que "risque négligeable", "risque faible", "risque modéré" et "risque élevé". Ces catégories résument des informations complexes et détaillées en catégories simples. Des exemples sont fournis ci-dessous.
Risque négligeable (sans danger pour une utilisation illimitée) : Un risque si faible que l'on peut facilement et en toute confiance conclure qu'il est sans danger. Pour la santé humaine, cela signifie que les gens peuvent être exposés sans restriction au site sans que leur risque n'augmente de manière significative. Pour la santé écologique, un risque négligeable signifie que les animaux sont protégés en termes de survie ou de capacité à croître, se développer ou se reproduire normalement. Par exemple, on parle de risque négligeable lorsque la contamination du site se situe dans les limites des niveaux de fond normaux pour une substance chimique dans l'eau, les sédiments et les tissus des poissons.
Risque faible (généralement sans danger mais avec des restrictions possibles) : Un risque qui est acceptable pour presque tous les utilisateurs du site. L'exposition peut dépasser les niveaux de fond ou les directives de dépistage, mais sans causer de menace majeure pour la santé. Dans une situation de risque faible, il est possible qu'un petit nombre d'individus très exposés et très sensibles soient affectés. Pour cette raison, des contrôles peuvent être nécessaires pour maintenir les risques à un niveau faible (par exemple, un avis sur la consommation de poisson). Pour l'évaluation des risques écologiques, un risque faible signifie qu'un petit nombre d'individus d'espèces communes pourraient avoir des réactions mineures, mais que les populations et les communautés restent saines, diverses et productives.
Risque modéré (peut être dangereux) : Un risque qui est considéré comme inacceptable à long terme, sur la base du potentiel d'atteinte à la santé. Un risque modéré ne représente pas une urgence, ni même une preuve définitive d'atteinte à la santé, mais nécessite plutôt un plan prudent pour réduire l'exposition. Pour la santé humaine, on parle de risque modéré lorsque les personnes consomment plus que la dose journalière recommandée d'une substance. Pour la santé écologique, le risque modéré signifie que l'on s'attend à des effets néfastes sur les individus des espèces sensibles, ce qui peut ou non se traduire par une population moins saine.
Risque élevé (clairement dangereux) : Un risque qui est inacceptable, dont la menace pour la santé est clairement démontrée, et qui nécessite une action rapide pour réduire l'exposition. Un exemple de risque élevé qui peut survenir dans la vie quotidienne est la contamination de la viande ou des fruits et légumes par des bactéries telles que Escherichia coli (E. coli). Dans certaines conditions, les produits alimentaires peuvent être contaminés à un degré qui nécessite une intervention de l'Agence canadienne d'inspection des aliments pour protéger la santé publique. Le même principe s'applique à la contamination par des produits chimiques, de sorte que les risques élevés liés aux déversements ou aux zones concentrées de produits chimiques peuvent nécessiter une intervention rapide. En ce qui concerne la santé écologique, des conditions de risque élevé peuvent résulter d'un déversement dans l'environnement, ce qui exige une intervention rapide pour prévenir des dommages environnementaux étendus.
Le projet vise à réduire les risques à un niveau qui assure la protection des personnes et de l’environnement, conformément aux normes utilisées par le gouvernement fédéral pour d’autres sites de sédiments contaminés dans les ports urbains. Pour ce faire, certains sédiments devront faire l’objet de travaux d’assainissement mais il ne sera pas nécessaire d’abaisser les niveaux de contamination dans toutes les zones contaminées selon les lignes directrices les plus strictes en matière de qualité des sédiments. L’objectif est de concentrer les interventions là où les risques sont les plus élevés, tout en assurant la protection des habitats fauniques et des ressources archéologiques, des infrastructures et des ressources récréatives. Les risques seront ainsi réduits dans les zones où des travaux d’assainissement sont prévus, ce qui et accélérera également le rétablissement d’autres zones à plus long terme, car les sédiments se déplacent continuellement dans le port. Cette approche équilibrée sera établie avec la participation de groupes autochtones, de partenaires et du public.
Il n'y a pas d'urgence sanitaire ni de nécessité d'agir de toute urgence. Les risques pour la santé humaine sont considérés comme modérés, mais pas graves, et ils persisteraient pendant des décennies s'ils n'étaient pas gérés. On a le temps d'élaborer soigneusement un plan de gestion des sédiments pour l'arrière-port de Kingston afin de ramener les risques à un niveau acceptable. La qualité de l'eau reste acceptable et ne nécessite pas une gestion distincte du plan de gestion des sédiments. Si les gens ne consomment pas beaucoup de poisson local et n'ont pas de contact régulier avec les sédiments contaminés, le risque est faible. Un avis de consommation de poisson est en place (Carte du Guide de consommation du poisson de l’Ontario | ontario.ca). La plupart des activités de loisirs dans le port et aux alentours, comme la navigation de plaisance, le kayak, l'aviron et la randonnée, sont sans danger si le contact de la peau avec les sédiments est minimisé ou évité. Les gens doivent éviter de toucher les sédiments (y compris le contact par la baignade). Si les sédiments entrent en contact avec votre peau, il est recommandé de les rincer et de vous laver les mains avant de manger.
Depuis plusieurs décennies, on sait que l’arrière-port de Kingston (APK) présente des niveaux élevés de contamination due aux industries et à l’utilisation historique des terres environnantes. En effet, un processus d’évaluation de la qualité de l’environnement dans l’APK a commencé il y a plus de 20 ans afin d’identifier les différentes sources de contamination et déterminer l’étendue et les niveaux de contamination de l’APK les risques associés et, le cas échéant, les stratégies nécessaires pour gérer ces risques.
Nous savons maintenant que les principales sources de contamination des sédiments sont contrôlées. Des études montrent cependant que le rétablissement de la qualité des sédiments dans le port a été lent ou n’a pas eu lieu et que certains sédiments contaminés continuent à se répandre dans d’autres sections du port. En effet, dans le cadre du processus fédéral, nous devons maintenant prendre des mesures pour assainir les zones qui sont trop contaminées pour être laissées en place dans leur état actuel en toute sécurité.
Laisser les processus naturels se poursuivre (ce que l’on appelle « rétablissement naturel surveillé ») a été considéré tout au long du projet et constitue l’approche recommandée pour la majorité de l’arrière-port de Kingston (APK) où les niveaux de contamination sont plus faibles. Si les résultats de l’échantillonnage des sédiments sur le site avaient démontré qu’un rétablissement naturel se produisait au fil du temps, nous aurions proposé de gérer une plus grande partie des sédiments de l’APK par l’intermédiaire d’un rétablissement naturel surveillé. Malheureusement, dans certaines zones, l’échantillonnage sur le terrain démontre que le rétablissement naturel ne suffit pas pour que la qualité des sédiments s’améliore sur plusieurs décennies. Cela a été confirmé par des échantillons de sédiments prélevés entre 2021 et 2024, qui montrent qu’au cours des 10 à 15 dernières années, les niveaux de contamination ont peu évolué; il existe toujours des niveaux élevés de plusieurs contaminants à des concentration qui posent des risques pour la santé humaine et l’environnement dans les sédiments de surface, là où les animaux vivent et se nourrissent. Les risques varient en importance et en type selon les différentes parties du port mais il existe de nombreux contaminants et groupes sensibles touchés dans les conditions actuelles. Cela signifie que des mesures sont nécessaires dans les zones plus fortement contaminées, où le rétablissement naturel ne suffit pas à contrôler les risques.
Si les contaminants étaient systématiquement enfouis profondément et recouverts d’une couche stable et propre de sédiments, cela aurait pu permettre davantage un rétablissement naturel surveillé. Malheureusement, une contamination importante subsiste, en partie à la surface et à de faibles profondeurs. Les processus naturels dans le port entraînent également le déplacement et le mélange des sédiments en raison de diverses activités, notamment celles des animaux, ainsi que par l’action du vent, des vagues et de la glace. Ces activités maintiennent une grande partie des contaminants en surface, même si les sources situées en amont ont été contrôlées depuis de nombreuses décennies. De récents essais effectués sur place confirment également que les sédiments continuent à se déplacer et à se mélanger autour du port.
Comme les contaminants sont présents à des niveaux supérieurs aux niveaux sécuritaires et qu’ils ne diminuent pas avec le temps, une gestion active des sédiments contaminés est nécessaire. Des mesures ciblées permettront de réduire les risques dans des zones clés, d’améliorer rapidement la situation et d’arrêter ou de ralentir la propagation de sédiments contaminés plus loin dans l’APK. L’équilibre entre l’intervention et la perturbation dans l’environnement naturel est soigneusement étudié, tant dans la conception détaillée du projet que dans le cadre du processus d’évaluation des impacts environnementaux.
La plupart des activités récréatives pratiquées dans le port et aux alentours, comme la natation, la navigation de plaisance, le kayak, l'aviron et la randonnée, sont considérées comme sûres, car le contact avec les sédiments est réduit au minimum ou évité pendant ces activités. Les gens doivent éviter de toucher les sédiments et de manger tout ce qui peut avoir touché les sédiments. Si des sédiments entrent en contact avec votre peau pendant que vous utilisez le port, il suffit de les rincer et de vous laver les mains avant de manger.
Bien que la présence de tortues et d'autres animaux sauvages dans le port soit un bon signe que les sédiments ne sont pas à l'origine d'une toxicité grave ou aiguë pour la faune, ils peuvent être à l'origine de problèmes de santé sous-jacents ou d'impacts au niveau de la communauté qui ne sont pas nécessairement visibles ou observables dans toute la population. Les effets de l'exposition de la faune aux métaux, aux HAP et aux PCB peuvent inclure un mauvais développement, une diminution des taux de reproduction, des malformations ou des tumeurs, et la mortalité. Par exemple, des anomalies physiques, telles que des tumeurs cutanées, ont été observées chez certaines barbottes brunes du port, probablement causées par le contact avec les sédiments.
La plupart des activités récréatives dans le port et ses environs, comme la natation, la navigation de plaisance, le kayak, l'aviron et la randonnée, sont sans danger si le contact de la peau avec les sédiments est minimisé ou évité. Les gens doivent éviter de toucher les sédiments et de manger tout ce qui peut avoir touché les sédiments. Si des sédiments entrent en contact avec la peau, il suffit de les rincer à l'eau du site ou de prendre une douche, et de se laver les mains avant de manger. La consommation de poissons provenant de l'arrière-port n'est pas recommandée. On conseille aux pêcheurs à la ligne de consulter le Carte du Guide de consommation du poisson de l’Ontario (Carte du Guide de consommation du poisson de l’Ontario | ontario.ca) pour connaître les zones de la région de Kingston où les risques de consommation de chair de poisson sont moindres.
Il existe de nombreux contrôles et pratiques environnementaux standard et acceptables pour éliminer en toute sécurité les sédiments contaminés. Le dragage est une pratique sûre et courante pour enlever les sédiments contaminés et a été effectué efficacement dans des ports de toute l'Amérique du Nord. Le dragage peut être effectué à l'aide d'un godet fermé pour éviter de perdre des sédiments lors de leur remontée, ou par aspiration à l'aide d'une pompe à vide pour enlever les sédiments. Dans le cadre du processus de conception détaillée, les technologies les mieux adaptées à chaque zone seront sélectionnées, et un plan de gestion environnementale sera préparé pour empêcher la propagation des contaminants. Un plan de gestion environnementale décrit comment les activités du projet seront menées en toute sécurité et quels contrôles environnementaux doivent être mis en place pendant le projet pour éviter tout effet environnemental imprévu, comme des répercussions sur la qualité de l'eau ou des sédiments, un danger physique pour la faune ou des dommages aux valeurs archéologiques. Des contrôles environnementaux, tels que des rideaux de sédiments, seront utilisés pour empêcher le transport de sédiments en suspension en dehors des zones de travail. Une surveillance de l'environnement, notamment de la qualité de l'eau et des sédiments en dehors des zones de dragage, sera effectuée pour confirmer que les produits chimiques ne se répandent pas dans d'autres zones du port ou au-delà.
Le plan de gestion environnementale (qui sera préparé dans le cadre de la conception détaillée) décrira les mesures à prendre pour empêcher les sédiments remis en suspension d'avoir un impact sur les zones périphériques du port ou au-delà. En général, ces mesures comprennent l'utilisation de rideaux de sédiments en tout temps pendant le dragage et exigent que la qualité de l'eau soit conforme aux valeurs de fond et/ou aux lignes directrices approuvées en matière de qualité de l'eau pour la protection de la vie aquatique à l'extérieur des zones activement draguées. Une surveillance environnementale et un échantillonnage de la qualité de l'eau seront effectués pendant le dragage afin de vérifier que les conditions susmentionnées sont respectées. Ces mesures, qui combinent des approches techniques et les meilleures pratiques de gestion, sont couramment appliquées dans les projets d'excavation et de recouvrement des sédiments et se sont avérées efficaces pour contenir les sédiments remis en suspension.
Le dragage est une technique standard et fiable d'élimination des sédiments contaminés qui a été utilisée pour l'assainissement de centaines de sites aquatiques contaminés en Amérique du Nord. Parmi les exemples d'assainissement de sites aquatiques contaminés récemment réalisés avec succès grâce au dragage, citons le projet d'assainissement du port d'Esquimalt, en Colombie-Britannique (Le projet d’assainissement du port d’Esquimalt atteint une étape importante - Canada.ca ), Rock Bay dans le port de Victoria, en Colombie-Britannique (Sites contaminés fédéraux : exemples de réussite - Canada.ca) et le fleuve Hudson dans l'État de New York (le plus grand projet de dragage environnemental réalisé en Amérique du Nord ; https://www.hudsondredging.com)
Le projet de gestion des sédiments de l’arrière-port de Kingston ne prévoit pas de dragage dans le marais de la rue Orchard, qui est reconnu comme une zone très sensible et qui fait partie de la terre humide d’importance provinciale du grand marais Cataraqui. Le plan proposé pour le marais de la rue Orchard prévoit plutôt une remise en état avec peu d’interventions (c’est-à-dire sans options de dragage ou d’encapsulage) et se limitera à un rétablissement naturel assisté. Un exemple de cette méthode de rétablissement naturel assisté est la mise en place de couches très fines de liants (comme le charbon actif), qui rendront les produits chimiques présents dans les sédiments des terres humides moins accessibles aux organismes aquatiques, réduisant ainsi les risques écologiques. Cette couche étant très mince et pouvant être appliquée à une certaine distance, son incidence sur la végétation et les communautés écologiques existantes devrait être très faible.
Au-delà des plans d’eau fédéraux, il existe des zones supplémentaires de sédiments de marais contaminés qui ne font pas partie de ce projet. Il existe des possibilités de collaboration à long terme avec d’autres parties qui possèdent ou gèrent ces zones adjacentes des terres humides d’importance provinciale. Les activités pour les plans d’eau fédéraux sont conçues pour permettre une compatibilité avec la gestion environnementale de ces autres zones, de sorte que les risques puissent être réduits davantage à long terme.
La profondeur des sédiments contaminés nécessitant un dragage diffère d’un bout à l’autre du port, car les sédiments meubles et limoneux qui contiennent la contamination varient en épaisseur. L’épaisseur de chaque unité d’aménagement a été évaluée à l’aide d’outils comme le radar à pénétration de sol et des carottages. Dans la majeure partie du port, l’épaisseur des sédiments meubles contaminés est inférieure à 1 mètre, mais il existe des zones où des excavations plus profondes seront nécessaires. Sous les sédiments meubles se trouve une couche d’argile lacustre native qui n’est pas contaminée, car ce matériau s’est déposé bien avant que la pollution ne se produise. Des échantillons ont confirmé que cette couche d’argile sous-jacente est propre et qu’elle constitue un excellent horizon repère pour indiquer la limite de la profondeur de dragage nécessaire. On estime actuellement qu’environ 69 500 m³ de sédiments devront être dragués dans l’APK (Stage 1 : 17 500 m³; Stage 2 : 52 000 m³). Ces volumes continuent toutefois d’être affinés à mesure que les travaux de conception se poursuivent.
Ces détails seront précisés au cours de la phase de conception détaillée. En général, les sédiments dragués seront d'abord déshydratés, ou légèrement asséchés, afin d'être plus stables pour le transport, puis seront probablement transportés par des camions de transport vers des décharges approuvées et réglementées pour y être éliminés. Selon le processus d'assèchement choisi, le matériau peut également être stabilisé et solidifié pour lier les contaminants sous une forme solide, et rendre le matériau plus facilement transportable par camions et/ou barges. Toute eau générée pendant le processus de déshydratation sera analysée et traitée si nécessaire. Les installations d'élimination, une fois sélectionnées, seront titulaires d'un permis, d'une licence, d'un certificat, d'une approbation ou de toute autre forme d'autorisation valide et en vigueur délivrée par un organisme de réglementation des installations (c.-à-d. le gouvernement fédéral ou provincial) pour la manipulation et l'élimination de matériaux contaminés ou de déchets dangereux de qualité (si nécessaire). Au cours de la conception détaillée, des zones d’arrêts seront développées de manière à équilibrer les considérations relatives à la circulation, à la zone de travail, à l'accès à l'équipement sur l'eau et aux préoccupations environnementales potentielles. Dans le cadre du dossier de conception et du processus d'évaluation des incidences, un plan de gestion de l'environnement sera préparé pour garantir que les mesures d'atténuation et les contraintes de l'évaluation des incidences sont respectées et que les matériaux sont transportés et éliminés de manière appropriée.
“Ex situ” signifie hors site; tous les sédiments dragués de l’arrière-port de Kingston (APK) seraient définitivement évacués et éliminés en toute sécurité dans un site d’enfouissement approuvé et autorisé situé à l’extérieur de la zone du projet.
“L’élimination des sédiments” est la principale méthode d’enlèvement des sédiments pour le projet et implique le transport par camion des sédiments asséchés de l’APK directement vers un site d’enfouissement autorisé. À priori, aucun traitement des sédiments n’est nécessaire dans la mesure où les sédiments dragués, appelés déblais de dragage, répondent aux critères de l’exploitant du site d’enfouissement en matière de caractéristiques chimiques et physiques. L’emplacement précis (destination) du ou des sites d’enfouissement n’a pas été déterminé mais toute option doit satisfaire aux exigences provinciales en matière de gestion et disposition des déblais de dragage. Au besoin, la nature des méthodes d’élimination et/ou de traitement des déblais à mettre en place sera par ailleurs validée durant les travaux sur la base d’observations et/ou en procédant à des travaux de caractérisation supplémentaires (ex. : essais de lixiviation) avant le transport hors site.
Le “traitement des sédiments” fait référence à un processus visant à réduire les niveaux exceptionnellement élevés de contaminants des sédiments de dragage afin que ces derniers puissent être éliminés dans des sites d’enfouissement. La plupart des sédiments dans l’APK n’auront pas besoin de ce type de traitement, car ils ne devraient pas présenter de concentrations de contaminants susceptibles de les classer dans la catégorie des « déchets dangereux ». Le traitement des sédiments ne sera nécessaire que si des poches de déchets dangereux sont repérées au cours du projet. Le traitement, si nécessaire, ne serait effectué que dans une installation dédiée et préalablement approuvée de sorte qu’aucune poussière, vapeur ou contamination résiduelle présentant des risques pour la santé ne sera générée lors du traitement. Il est possible que certains sédiments excavés près de la baie d’Anglin puissent se trouver contaminés par du brai de houille en phase libre et nécessiter un traitement mais celui-ci serait limité à de petits volumes de matériaux provenant de la ou des anciennes sources de gazéification du charbon.
Une étude d'impact détaillée (EID) sera réalisée, conformément à la Directive sur l'évaluation des impacts de Parcs Canada et aux exigences de la Loi canadienne sur l'évaluation des impacts (Loi sur l’évaluation d’impact (justice.gc.ca)), afin de déterminer si certains aspects du plan recommandé sont susceptibles de causer des effets environnementaux négatifs importants. L’EID tiendra compte des changements potentiels à l'environnement qui sont susceptibles d'être causés par le projet, des mesures d'atténuation techniquement et économiquement réalisables qui permettraient d'éviter ou de minimiser les effets négatifs, et de l'impact que le projet peut avoir sur les droits des peuples autochtones. L'EID comprendra une consultation officielle des communautés autochtones et une période de commentaires du public. L'étude d'impact détaillée peut entraîner d'autres changements de conception s'il s'avère que la conception actuelle proposée peut avoir des résultats négatifs importants sur l'environnement. La nécessité de retirer et/ou de contenir les produits chimiques sera équilibrée avec le respect de l'environnement, en particulier les zones d'habitats sensibles ou précieux. Il est reconnu que certaines des zones du littoral contiennent des caractéristiques ou des habitats plus sensibles, comme des épaves de navires ayant une valeur archéologique, des zones humides et des marais, ou des zones du littoral utilisées par les tortues, les oiseaux et d'autres espèces sauvages pour nicher, se nourrir et se prélasser. L'amélioration prochaine du plan de gestion des sédiments et l'éventuelle conception détaillée tiendront compte de ces zones sensibles et proposeront des méthodes différentes, et moins intrusives, pour la gestion des sédiments. Dans certaines zones, le dragage pourrait être entièrement exclu afin d'éviter toute altération inacceptable de l'habitat.
La nécessité d'éliminer les produits chimiques sera équilibrée avec le respect de l'environnement, en particulier des zones d'habitats sensibles ou valorisé. Il est reconnu que certaines des zones riveraines contiennent des habitats plus sensibles, comme des zones humides et des marais, ou des zones riveraines utilisées par les tortues, les oiseaux et d'autres espèces sauvages pour nicher, se nourrir et se prélasser. Le plan conceptuel de gestion des sédiments reconnaît ces zones sensibles et propose des méthodes différentes, et moins intrusives, pour la gestion des sédiments. Dans certaines zones, le dragage peut être entièrement exclu pour éviter une altération inacceptable de l'habitat. Ce projet peut également permettre de réaliser des gains d'habitat en restaurant les rivages ou d'autres habitats de faible valeur. Ces aspects seront développés plus en détail lors de l'amélioration prochaine du plan de gestion des sédiments et lors de la conception détaillée.
Le gouvernement fédéral a mené des études sur l’habitat du poisson afin de documenter les caractéristiques des habitats sensibles. En outre, l’équipe utilise un outil d’évaluation de l’habitat et de l’écosystème (HEAT) pour évaluer et prédire scientifiquement la variation nette de la productivité des habitats. Le modèle HEAT combine des renseignements sur l’inventaire des habitats du poisson avec les exigences propres au projet pour les stades de vie critiques. Il a été conçu pour évaluer les effets des projets d’aménagement sur l’habitat du poisson et a été principalement appliqué dans la région des Grands Lacs. Le projet suivra le principe directeur « pas de perte nette » (pas de perte nette de la capacité de production des habitats aquatiques) pour toutes les espèces reproductrices, et l’évaluation sera incluse dans l’évaluation d’impact détaillée pour l’arrière-port de Kingston, qui contient des sections spécifiques aux poissons et à l’habitat du poisson.
L’équipe du projet collabore avec Pêches et Océans Canada, le ministère des Ressources naturelles et d’autres organismes environnementaux pour s’assurer que les permis, les approbations et les orientations requis pour le projet sont respectés.
L'enlèvement des sédiments contaminés est le meilleur moyen de réduire définitivement les risques pour la santé. La nécessité d'enlever les produits chimiques sera équilibrée avec le respect de l'environnement, en particulier des zones d'habitats sensibles ou appréciés. Par exemple, les sédiments seront enlevés lorsque les poissons ne sont pas en période de fraie et que les tortues ne se déplacent pas dans la zone de travail. Les habitats sensibles seront identifiés et pris en compte avec soin dans le développement ultérieur du plan de gestion des sédiments et de l'étude d'impact. Ce projet peut également permettre de gagner des habitats en restaurant des berges ou d'autres habitats de faible valeur. Ces avantages seront développés dans le cadre de l'amélioration prochaine du plan de gestion des sédiments et de la conception détaillée.
Dans le cadre de la planification du projet et du processus d'engagement des parties prenantes, les entreprises opérant dans le port seront contactées pour s'assurer que l'équipe du projet a une bonne compréhension de leurs besoins opérationnels, afin que les impacts potentiels sur les opérations liées au projet puissent être identifiés et gérés.
Non - les projets de gestion des sédiments de ce type sont très sûrs et les technologies proposées (comme le dragage) sont des pratiques courantes pour éliminer les sédiments contaminés des ports. Le projet fera appel à des contrôles environnementaux appropriés, tels que des rideaux de sédiments, et une surveillance environnementale, comprenant des mesures de la qualité de l'eau et des sédiments à l'extérieur des zones de dragage, sera également effectuée pour confirmer que les produits chimiques nocifs pour les personnes, les poissons ou la faune ne se répandent pas dans d'autres zones du port ou dans le lac Ontario d'où provient la majeure partie de l'eau potable de Kingston.
Les détails du programme de surveillance seront élaborés au fur et à mesure de l'avancement de la planification. Les programmes de surveillance fédéraux pour ce type de travaux impliquent généralement une surveillance quotidienne intensive pendant la mise en œuvre du projet afin d'assurer la conformité au plan de protection de l'environnement prescrit, suivie d'une surveillance annuelle à court terme (~1-5 ans) et d'une composante de surveillance à long terme (~10+ ans) avec une fréquence réduite pour confirmer que la restauration de l'habitat a été réussie et que les objectifs de gestion des sédiments continuent à être atteints.
Dans le cadre de la planification du projet et du processus d'engagement des parties prenantes, les entreprises opérant dans le port seront contactées pour s'assurer que l'équipe du projet a une bonne compréhension de leurs besoins opérationnels, afin que les impacts potentiels sur les opérations liées au projet puissent être identifiés et gérés. Ces informations seront intégrées dans la conception détaillée et les plans de mise en œuvre du projet. Étant donné que le projet en est encore au stade de la planification, le calendrier exact et l'impact sur les activités commerciales sont encore inconnus ; cependant, nous travaillerons avec les entreprises qui exercent leurs activités dans le port pour minimiser ou éliminer les impacts sur leurs activités.
Non, le dragage ne sera pas effectué tout au long de l’année. Pour des projets de ce type, le dragage doit respecter des périodes d’exécution afin d’assurer la protection des stades biologiques sensibles des poissons, des reptiles et des autres animaux éventuellement présents. Le dragage est basé sur une période provisoire de cinq mois, de mai à septembre inclusivement. Ces périodes peuvent être peaufinées en fonction des caractéristiques hydrographiques de chaque plan d’eau dans le cadre de l’évaluation d’impact détaillée et des discussions avec d’autres organismes de réglementation comme Pêches et Océans Canada et Environnement et Changement Climatique Canada. Elles seront adaptées en fonction de la sensibilité de l’unité d’aménagement.
Non, le dragage ne menacera pas l’alimentation locale en eau potable. Plusieurs mesures de protection de l’environnement seront mises en œuvre pour assurer la protection de la qualité de l’eau durant le projet. Des rideaux de turbidité (ou des mesures de confinement similaires) seront utilisés pour isoler les aires de travail et éviter la dispersion des sédiments; ces rideaux de turbidité sont des barrières flottantes lestées au fond du cours d’eau pour contenir les sédiments qui sont remués par les activités de dragage. Le plan de gestion environnementale du projet contiendra des spécifications pour le contrôle des eaux chargées de sédiments, comprenant des mesures du rendement pour le dragage dans la zone des travaux, la surveillance environnementale en dehors de la zone des travaux en suivant des normes de qualité de l’eau avant le déversement de l’eau dans le lac Ontario par le pont-jetée LaSalle.
La meilleure façon de gérer la qualité de l’eau pendant le projet est de contrôler la turbidité. Le rendement des rideaux de turbidité sera étroitement surveillé et sa mise en place tiendra compte des leçons apprises durant le projet du pont Waaban, juste au nord de l’arrière-port de Kingston (APK). Dans le cadre de l’évaluation d’impact détaillée réalisée par le gouvernement fédéral pour l’APK et du processus de conception détaillée en cours, nous définissons des critères de qualité de l’eau propres au site. La surveillance en temps réel de la qualité de l’eau sera utilisée pour s’assurer que des seuils d’alerte ne sont pas dépassés à l’extérieur des aires de travail pendant les activités du projet.
Nous prenons également des mesures supplémentaires pour vérifier, grâce à la modélisation de la qualité de l’eau, qu’il n’y aurait aucun risque pour l’alimentation en eau de la ville dans le cas improbable d’une défaillance des mesures de confinement des sédiments pendant les travaux. Cette modélisation associée à une possible défaillance des mesures de contrôles environnementaux et la surveillance de la qualité de l’eau en aval pendant le dragage assurera la protection de l’eau potable. Pendant la mise en œuvre du projet, des contrôles de gestion adaptative seront également appliqués, notamment des contrôles stricts imposant aux entrepreneurs d’arrêter les travaux si les seuils de qualité de l’eau sont dépassés immédiatement à l’extérieur des zones de travail isolées.
Vous avez d'autres questions ? Veuillez consulter la page des questions-réponses du projet pour obtenir la liste complète des questions et des réponses.
